Spécialiste de Che Guevara, Jean Cormier lui consacre un nouveau livre, Che Guevara, le temps des révélations aux éditions du Rocher, alors que l’on célèbre le cinquantième anniversaire de sa disparition. L’occasion d’apporter de nouvelles révélations.

2017 célèbre le 50e anniversaire de la mort du Che, décédé en octobre 1967, en Bolivie. Et Jean Cormier, spécialiste du Che, ne pouvait pas faire l’impasse. Cela fait 35 ans qu’il lui consacre des livres et des biographies. Cela dit, on peut légitimement se poser la question de l’intérêt d’un nouvel opus. Tout a été dit, non ? Eh bien non.

Cette sixième édition augmentée, également riche en photos, s’accompagne de nouvelles révélations sur la vie d’Ernesto Guevara. On en apprend un peu plus sur les expériences du centre de recherche agro-botanique de Jovellanos. « Soigner, notamment le cancer, avec les plantes fait du chirurgien-médecin Guevara un avant-gardiste rejoignant l’écologie en matière médicale et, aussi, scientifique », écrit Jean Cormier.

De nouveaux témoignages sont également au rendez-vous avec celui de Camilo, le fils du Che, qui gère le Centre culturel Che Guevara à la Havane, ceux de deux demi-frères et d’une demi-sœur du Che. On en sait également un peu plus sur le rôle obscur de Mario Monje, le Secrétaire du PC Bolivien, qui lâcha le Che sur ordre des Soviétiques, le laissant seul (Fidel Castro a lui aussi écouté Moscou) dans la jungle bolivienne avant qu’il ne soit assassiné.

Le voile est aussi levé sur un étrange personnage, Fernando Escobar, l’espion du Che, qui déminait et préparait le terrain pour le « Commandante » et sur le secret entourant la lettre que le Che avait écrite au Congo pour être lue après sa mort. Et que Fidel a lue de son vivant, avec de lourdes conséquences…

Né en janvier 1943, Jean Cormier est journaliste, grand reporter, écrivain et réalisateur. D’origine basque, il est connu pour ses différents ouvrages consacrés à Che Guevara mais également pour les nombreux livres qu’il a écrits sur Antoine Blondin et sur le rugby. Le rugby, le Che, qui avait lui aussi des origines basques, l’a d’ailleurs pratiqué.