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En décidant de se maintenir après le premier tout des élections régionales, en dépit des appels des cadres du PS soucieux de faire barrage au FN, Jean-Pierre Masseret, ex-président du Conseil régional de Lorraine, s’est attiré les foudres d’une partie des socialistes. Anne-Pernelle Richardot, adjointe au maire de Strasbourg et tête de liste dans le Bas-Rhin, n’avait pas manqué de protester. Elle avait même pris la tête de la fronde anti-Masseret. Mais la droite a gagné la (nouvelle) région. Mieux, le FN l’a perdue. Et le PS, qui arrive en troisième position avec 16% des voix est donc représenté au sein de l’hémicycle. Bien évidemment, la fronde a laissé des traces. Pour une partie du groupe socialiste, composé de 19 élus, pas question que Jean-Pierre Masseret en devienne le président. Alors il a fallu négocier. Et s’entendre. C’est chose faite. Le groupe sera finalement présidé par un (improbable) duo composé de Jean-Pierre Masseret et d’Anne-Pernelle Richardot. « Ce groupe prendra position sur les politiques proposées par la Droite. Il fera exister et respecter ses propositions et son identité politique. Son objectif sera d’être une force politique efficace au service des citoyennes et des citoyens de la Nouvelle Région dans le respect de ses territoires » précise même le groupe socialiste dans un communiqué.