Posts From Hervé MOURAC

RASTA MERKEL

« En Allemagne, la politique ça se joue à six(1) et c’est toujours Angela Merkel qui gagne à la fin ». Ainsi pourrait-on résumer le dernier succès électoral de la Chancelière allemande, par analogie avec l’adage bien connu des amateurs de football, lorsqu’il s’agit d’évoquer les succès internationaux de la Mannschaft, l’équipe nationale allemande. Une forme de nouveau théorème que pourraient énoncer les spécialistes de la science-politique outre-Rhin. Angela Merkel, remporte

RUDE ET INJUSTE POSOLOGIE

(© 123RF) La France est gravement malade de ses déficits publics. Nul ne l’ignore. Et pourtant, la classe politique fuit ce sujet essentiel. Parce qu’en campagne électorale la question n’est pas vendeuse. Il y a trop de coups à prendre. Dès lors, l’absence de courage politique, conduit à esquiver, éviter, fuir ou minimiser le sujet. Combler la dette de l’Etat ne fait rêver personne. Et puis, après tout, cela fait

UNE NOUVELLE NUIT DU 4 AOÛT ?

(© DR) « Ainsi font, font, font, les petites marionnettes ; ainsi font, font, font, trois petits tours et puis s’en vont ». François Bayrou, n’aura même pas pu se payer ce luxe-là, puisque qu’il se sera contenté d’un seul petit et éphémère tour de manège gouvernemental. Cela ne serait qu’anecdotique, si l’intéressé ne s’était posé en chantre d’un projet de loi sur la moralisation de la vie publique. Craignons qu’avec

AUX ÂMES BIEN NÉES…

(© DR) Le Président de la République parviendra-t-il à obtenir une majorité à l’Assemblée nationale ? La question taraude peut-être plus les états-majors des partis politiques qu’elle n’inquiète vraiment Emmanuel Macron lui-même. Lui, ne semble avoir que peu de doute sur la question. Non pas, par une forme d’angélisme béat, ou d’aplomb digne des bons élèves abonnés aux têtes de classe, ne doutant jamais qu’ils passeront avec succès la prochaine

THE RIGHT STUFF

(© DR) « L’argile fondamentale de notre œuvre est la jeunesse. Nous y déposons tous nos espoirs et nous la préparons à prendre le drapeau de nos mains. » Une réflexion d’Ernesto Guevara, le Che, que l’auteur récent de Révolution, Emmanuel Macron, ne renierait sûrement pas. Parce que c’est ce qui attend celui, dont il ne fait aucun doute qu’il sera le prochain président de la République française. En lui permettant

MIROIR, MON BEAU MIROIR

(©DR) On n’a peut-être pas toujours les élus que l’on mérite, mais on a indéniablement les élus que l’on se choisit. Telle est la loi en démocratie. C’est la raison pour laquelle chaque élection constitue une forme de miroir social, jamais déformant, car toujours en prise avec le réel. Que nous révèle ce miroir au moment où se déroule cette campagne présidentielle 2017 ? On ne peut bien évidemment qu’être prudent dans

PRÉ-CAUTION MORALE

(©DR) Il fut une époque, où l’ élection présidentielle consacrait la rencontre entre un Homme et un pays, entre un Homme et un peuple. Une belle expression, qui résumait parfaitement l’intimité de la relation de confiance requise, entre l’électeur et le candidat, pour un scrutin de cette nature. Mais, dans un monde de transparence et d’immédiateté, elle exige plus encore, en l’occurrence une probité totale et indiscutée. Nulle zone d’ombre

VERS LA DÉFAITE FINALE ?

(©DR) Trop optimiste Manuel Valls qui promettait la gueule de bois au peuple de gauche, au lendemain de la primaire, si jamais Benoît Hamon en sortait vainqueur. Il n’y aura pas de gueule de bois parce qu’il n’y a eu aucune griserie au cours d’une campagne sans goût ni saveur. L’intérêt qu’elle a suscité, c’est un doux euphémisme, a été bien moindre que la primaire de la droite. Même le

LE PETIT BONHOMME DE PAIN D’ÉPICES

(Illustration : © Philippe Lorin) Ça y est, la droite a son champion. Elle l’a désigné de bien belle manière, à l’issue d’une primaire réussie et sans appel. Avec à la clé un résultat à la saveur du pain d’épices, sucré et roboratif dans l’instant, mais ne laissant pas le palais intact. Les principaux leaders locaux de la Région Grand Est en savent quelque chose, eux qui se sont quasiment

BELLA CIAO DARIO FO !

(©DR) C’est à l’instant où l’académie suédoise décidait d’attribuer le prix Nobel de Littérature à Robert Zimmerman, pardon, Bob Dylan, qu’un bouffon tirait sa dernière révérence. Dans une forme d’indifférence générale, il faut bien l’admettre. Pour qui aime les symboles, il y a là de quoi gloser à l’infini. Funeste journée en tout cas que ce 13 octobre 2016. Un « jeudi noir » pour les amoureux de littérature. Tandis