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Les commerçants sarrois s’inquiètent d’une possible intensification des contrôles aux frontières en réaction aux attentats de Bruxelles, voire de leur totale fermeture. Les attentats de Paris en novembre avaient déjà porté un coup au commerce transfrontalier. S’ajoutant à un hiver plutôt doux et donc pas idéal pour écouler les stocks de manteaux et d’autres articles chauds, les contrôles instaurés au titre de l’état d’urgence ont été de nature à décourager les clients français. A quelques exceptions près dans les secteurs de l’ameublement et des produits de beauté, la saison hivernale n’a pas été mirobolante. Même le mois de décembre précédant les fêtes de Noël et comptant plusieurs dimanches avec une ouverture exceptionnelle des magasins, a vu le chiffre d’affaire de nombreuses boutiques stagner par rapport à l’an dernier. Certaines ont même enregistré une baisse des ventes alors qu’il s’agit traditionnellement de l’un des meilleurs mois de l’année Ce sont les commerçants de la capitale régionale de Sarrebruck qui ont été les plus touchés tandis que ceux de l’intérieur de la Sarre s’en sortent mieux. C’est donc signe de l’importance du trafic transfrontalier pour ce secteur. Cette évolution, alors que les vérifications aux frontières ne sont plus que sporadiques côté allemand, montre le danger que représenteraient des contrôles continus aux portes de Sarrebruck pour les commerçants sarrois. En effet, pour certains magasins, les achats faits par la clientèle française représentent jusqu’à près d’un quart du chiffre d’affaires total.