Le pays est dirigé par un « super président », Paul Verley, qui le gère comme une entreprise et qui a instauré la dictature du plein emploi. Pas question de glandouiller ou de ne pas pleinement s’investir dans son job. L’inactivité est carrément devenue hors-la-loi et des milices se chargent de le rappeler à ceux qui traîneraient des pieds afin de participer à l’effort national. Résultat de cette politique : le taux de chômage est à zéro. Enfin, presque puisqu’il en reste un. Le dernier chômeur. Meurchaud, c’est le nom de cet homme qui revendique, seul contre tous, le droit de ne rien faire.

Après avoir joué le jeu de la réussite et du système, il refuse de gagner sa vie à la perdre. Mais Veley entend tout faire pour le faire changer d’avis. « Il faut que vous appreniez qui étaient sur ses posters, quelle était la personnalité qu’il rêvait de devenir, se projetant dans ses habits de scène avant d’éteindre la petite lampe sur sa table de nuit après que sa mère était venue l’embrasser. Il voulait peut-être aussi devenir vétérinaire, cuisinier, animateur télé, je ne sais pas, moi. Mais qu’on lui trouve un boulot, que l’on comble ses frustrations, et vite ! ». Qui de l’homme d’action ou du loser magnifique remportera cette bataille où s’affrontent deux conceptions de la vie : le travail à tout prix et l’art de la sieste ? 

Comédie sarcastique d’une brûlante actualité, Le dernier chômeur donne (beaucoup) à rire et à réfléchir. Journaliste reporter, auteur de téléfilm, Didier Audebert dirige aujourd’hui l’agence de communication et de relations publiques Let Me See.