Banks, chanteuse et pianiste de 28 ans originaire de Los Angeles, a entamé avec son second album The Altar une nouvelle phase de mutation sur les terres d’un R’n’B alternatif qui a vu surgir ces dernières années de nombreuses artistes alliant sensualité, sensibilité et audace ; on pense à Janelle Monae et surtout la renversante FKA Twigs. Comme elles, Banks affirme un univers propre et par là une forme de revendication : fini la femme-objet ou la femme-voix, l’époque est aux guerrières à la volonté de fer.

La froideur de sonorités électroniques côtoient la chaleur de la soul, l’introspection et la fragilité le disputent à la force de caractère et de volonté : une complexité que Banks cultive, reflet de son assurance nouvelle depuis son premier opus, Goddess. À l’écoute de The Altar, tantôt on plane, tantôt on est rivés au sol par l’intensité de la voix comme de la production, assurée par des talents tels que le musicien Sohn (Kwabs, Aquilo) ou le producteur Tim Anderson (Mickey Avalon, Solange Knowles).

Le 27 octobre à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette