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Contrairement à une idée reçue, on vote beaucoup plus souvent qu’on ne le croit en Allemagne. L’année 2017 sera ainsi marquée par des élections nationales le 24 septembre prochain mais elles seront précédées par des scrutins régionaux.

En Rhénanie du Nord (dix millions d’habitants), dans le Schleswig Holstein (trois millions). Ces deux Länder sont dirigés par la gauche. Le résultat de ces scrutins constituera évidemment un test avant les élections fédérales même s’il est peu probable que la droite l’emporte.

Au niveau fédéral, Martin Schulz est le nouveau candidat du SPD, le parti socialiste allemand. L’ancien président du parlement européen semble désormais faire jeu égal avec Angela Merkel. Il est certes un vieux routier de la politique mais il n’a pas gouverné avec la chancelière. Sympathique et doté d’un vrai charisme et il apparaît aujourd’hui comme un homme neuf qui a réveillé le SPD. En quelques semaines, Martin Schulz a fait progresser son parti de plus de dix points dans les sondages et sa popularité est désormais assez proche de celle d’Angela Merkel.

La première élection du feuilleton 2017 aura toutefois lieu en Sarre dès le 26 mars. Comme dans tous les scrutins en Allemagne, il n’y aura qu’un seul tour. Dans les dernières enquêtes d’opinion, la CDU, le parti conservateur de la Ministre Présidente Annegret Kramp Karrenbauer, est certes largement en tête et il devrait l’emporter car il est crédité régulièrement de plus de 30% des intentions de vote.

Il ne pourra toutefois pas gouverner seul. Plusieurs coalitions apparaissent donc possibles : prioritairement une reconduction du gouvernement d’union qui a gouverné la Sarre pendant cinq ans de manière plutôt efficace. Mais une alliance entre le SPD, les Linke-le parti de gauche d’Oskar Lafontaine et les Verts n’est pas complètement à exclure. Elle renverrait dès lors la CDU dans l’opposition. Réponse le 26 mars prochain.