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Les plans de rachat de la marque automobile Opel par le français Peugeot/PSA sont plutôt bien accueillis en Allemagne où l’entreprise compte trois sites de production. Sur l’ensemble du territoire allemand, Opel emploie près de 20 000 salariés, à Rüsselsheim, Eisenach mais aussi à Kaiserslautern, en Rhénanie-Palatinat.

L’accord d’entreprise collective conclu entre la direction et les syndicats garantit ces postes jusqu’en 2019 et PSA a d’ores et déjà annoncé son intention de s’y tenir – de quoi rassurer les employés. L’ensemble du personnel est d’ailleurs plutôt favorable à la reprise. Même si les puissantes organisations syndicales se montrent prudentes, elles estiment que l’alliance franco-allemande permettra de conserver la marque Opel déficitaire depuis des années.

Jusqu’alors, Opel appartenait à l’américain General Motors qui avait déjà essayé de s’en débarrasser à plusieurs reprises. L’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux USA et ses velléités protectionnistes faisaient craindre la fermeture de sites en Europe. Sur le plan politique, la Ministre allemande de l’économie, Brigitte Zypries, s’est exprimée de manière positive sur les projets de PSA tandis que le gouvernement régional de Rhénanie-Palatinat va même plus loin en voyant dans ce rachat la possibilité de faire naître un champion européen de l’automobile. En fin de compte, c’est bien l’Angleterre, où Opel emploie environ 4 500 personnes qui pourrait faire les frais de cette fusion.