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Le projet de « ville nouvelle » (écocité) d’Alzette-Belval sur les friches de Micheville poursuit son bonhomme de chemin. (©-123-RF)

« L’ancienne friche industrielle de Belval, au Luxembourg, est un exemple convaincant de reconversion économique et sociale » a déclaré Paul Magnette, le Ministre-président de la Région Wallonne, a l’issue de sa visite du quartier Belval en février dernier. Une source d’inspiration pour la Wallonie donc même si Paul Magnette n’a pas cité de sites industriels wallons susceptibles d’emprunter la même voie. Contrairement à la Lorraine où le projet de « ville nouvelle » (écocité), porté par l’Établissement Public d’Aménagement (EPA) d’Alzette-Belval sur les friches de Micheville, poursuit son bonhomme de chemin. Nommé en mai dernier son nouveau directeur, Jean-Christophe Courtin, a précisé que le premier chantier de construction sur les friches (de 50 hectares) sera lancé dans le courant de l’année prochaine. Le premier d’une longue série puisque, pour rappel, l’ambition est de créer 8 600 logements dans les 20 ans à venir et de générer de l’activité économique via du bureau, des commerces et des activités de services (en partie dédiées aux habitants des lieux, bien entendu). Pour assurer ce développement, 360 millions d’euros d’argent public seront consacrés à l’aménagement du territoire Alzette-Belval, autrement dit pour construire des routes, viabiliser des terrains…. 60 millions d’euros sont liés à des financements publics (collectivités et État) et 300 millions tirés de la vente de terrains à des promoteurs et investisseurs Reste à séduire les investisseurs privés de la pertinence et de l’intérêt du projet. Pas simple. Et long. La confirmation qu’Esch-Belval prend une nouvelle dimension (le projet luxembourgeois n’a d’ailleurs pas non plus emballé les investisseurs lors de son lancement), peut, pourquoi pas, déclencher de nouveaux appétits côté français.