Le concert de Nouvel An de l’Orchestre national de Lorraine convoque toute la mythologie incontournable de cette période de fêtes et de rêve, entre ballets, polkas et valses, sous la direction de Jean-François Verdier.
Concert de Nouvel An (© Jérémy Schneider)

Concert de Nouvel An (© Jérémy Schneider)

À la direction de ce concert de Nouvel An de l’Orchestre national de Lorraine, Jean-François Verdier nous guidera parmi les lumières des ballets russes et des valses viennoises. Considéré comme l’un des meilleurs clarinettistes européens, il poursuit un parcours atypique, entamant il y a une dizaine d’années une carrière de chef d’orchestre, à l’Opéra Bastille et à l’Orchestre de Besançon-Montbéliard notamment.
Le programme de ces deux soirées exceptionnelles à l’Arsenal de Metz, qui voyagera également pour plusieurs dates en région, possède une aura toute particulière qui n’est pas pour déplaire à Jean-François Verdier : « Il s’agit d’une période où le monde s’allège un peu. La musique classique possède une mythologie riche en la matière, évoquant Vienne, la neige, les contes de Grimm… des traditions solidement ancrées qui diffusent un peu de nostalgie, mais dont la magie a su perdurer ». La part belle est faite au Lac des Cygnes de Tchaïkovski, « dont tout le monde connaît le nom, mais oublie bien souvent la musique », remarque Jean-François Verdier. Des Schneeglöckchen (perce-neiges) de Johann Strauss jusqu’à la Tempête de neige de Sviridov, le frisson de la valse est bien entendu au rendez-vous, sans oublier des œuvres plus confidentielles comme celles de Franz von Suppé.
Au-delà d’un programme festif et traditionnel, Jean-François Verdier insiste sur le pacte de confiance qu’un orchestre doit instaurer avec le public. « Comme dans un bon restaurant, le but ultime reste de faire venir le public sans qu’il ait à regarder le programme : c’est la recette d’un concert convivial, où l’on se laisse surprendre ».