Quatre enfants adorables, une épouse dévouée et un papa épanoui : la Famille Fun a tout pour être heureuse. Mais à la mort de la grand-mère, tout s’effondre. Tout comme le vernis artificiel de perfection de la famille Fun, le graphisme rondouillard et lisse, aux couleurs criardes, utilisé par Benjamin Frisch, n’est qu’une façade derrière laquelle les réalités les plus sombres finissent par percer. L’auteur démantèle avec virulence l’image de la famille idéale, la religion, la psychanalyse, le conformisme en général dans cette véritable descente aux enfers multicolore.