(© Hermance Triay)
Avec son dernier roman, Les fantômes du 3e étage, aux éditions du Seuil, Bernard Thomasson plonge le lecteur dans un huis clos intime au cœur d’une hacienda, à Miami, pour une belle réflexion sur l’amitié.

« J’aimais Anna. Profondément. De tout mon être. De toutes mes forces. De toute mon âme. J’aurais tout donné pour elle. Ce qui m’appartenait lui revenait. Je n’avais envie de ressentir de nouveautés qu’en sa compagnie ». Jack Rocher, star du petit écran en tant que présentateur, est plongé dans la solitude, à Miami, depuis la mort de sa femme Anna. Ayant quelques difficultés à rester en prise directe avec ce (ceux) qui l’entoure, Jack est d’autant plus seul qu’il n’a pas de vrais amis même si son carnet d’adresse est épais comme un (bon) dictionnaire.

Comme pour se rapprocher de sa femme disparue il veut acheter une hacienda dans laquelle le couple a passé des heures heureuses. Mel Wilson, une jeune femme sensible qui travaille pour une agence immobilière est chargée de lui faire visiter les lieux. La visite qui ne devait prendre que quelques dizaines de minutes va s’étirer toute la journée, jusqu’au soir. Alors qu’il passe d’une pièce à l’autre dans l’immense demeure, des flashbacks dévoilent des secrets. Sur Jack, sur Mel mais aussi sur Anna ou Edward le propriétaire de la maison. « Depuis longtemps, je souhaitais traiter deux thèmes en littérature : l’amitié et la ville de Miami. »

Dans Les fantômes du 3e étage, je les ai mariés pour bâtir un huis-clos entre deux personnages », souligne l’auteur. Bernard Thomasson est romancier et journaliste (on peut l’écouter sur France Info). Auteur, toujours au Seuil, de Ma petite Française et d’Un été sans alcool (roman sur la Résistance plusieurs fois primé), il a aussi publié chez d’autres éditeurs L’Histoire à la Carte et 42 km 195. Grand amateur de sport, Bernard Thomasson est, aussi, marathonien.