Sur leur premier album There is a light, les lorrains de The Shoplifters revisitent librement le répertoire anglo-saxon de la cold-wave, alliant de manière ludique jazz, rock et diverses influences en un tour de passe-passe séduisant et lumineux.

C’est un hommage motivé par le plaisir et le jeu que proposent The Shoplifters avec ce premier opus reprenant The Smiths, The Cure, The Velvet underground et Joy division. Si le nom du groupe, inspiré de la chanson Shoplifters of the world de The Smiths, se traduit par « voleurs à l’étalage » , c’est à un délit mineur auquel se livre ici la formation en se réappropriant de belle manière un répertoire rock des années 80 connu sous l’appellation cold-wave. « Ce sont nos standards de jeunesse, confie le batteur Christian Mariotto. Le disque est un hommage à une période, à des chansons indémodables et à ceux qui les ont créées. » 
Loin d’être figés par l’exercice, les Shoplifters y ont vu au contraire un terrain de jeu propice à l’expression de leurs envies et de leurs expériences musicales respectives. Si l’on retrouve une formation d’instrumentistes de jazz (Christian Mariotto à la batterie, Michael Cuvillon au sax, Philippe Canovas à la guitare, Sébastien Maire à la contrebasse), les influences rock, pop, et quelques vibrations mondiales résonnent également harmonieusement, sans coller forcément au style de ces standards rock ou aux schémas du jazz. « On a conservé le texte et la mélodie, puis réalisé une cuisine selon les sensibilités de chacun » décrit Michael Cuvillon.
La présence de la chanteuse Alexandra Prat, qui n’appartient pas au monde du jazz vocal ou du rock en particulier, alimente cette approche libre cultivant l’élégance et dégageant d’agréables sensations entre ombre et lumière. « Utiliser ma voix comme un instrument a été un plaisir, par rapport à d’autres projets où le chant est vraiment mis en avant » explique-t-elle. L’émotion est préservée, le supplément d’âme et la maîtrise tranquille des cinq Lorrains fait le reste.

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