Philippe Richert, le président de la région Alsace, Annegret Kramp-Karrenbauer, ministre présidente du Land de Sarre et Patrick Weiten, président du Conseil Départemental de la Moselle se sont retrouvés à Scy-Chazelles, en Moselle, en août dernier. Et pas n’importe où puisque c’est au sein de la Maison de Robert Schuman, le père fondateur de l’Europe, que le trio, accompagné de différents élus, a choisi de se réunir, lors d’un rendez-vous convivial. Il a bien entendu beaucoup été question d’Europe, de la Région Grand Est Europe et de l’autre Grande Région, celle qui fédère la Lorraine, le Luxembourg, la Wallonie, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat. Le trio n’a pas manqué d’évoquer les projets des uns et des autres : la Sarre qui s’est engagée dans une démarche visant à devenir bilingue, franco-allemand, dans les 20 ans à venir, la Moselle qui avec l’ouverture de la Mosa, à Forbach, développe de nouveaux services en faveur de l’emploi, des échanges et des travailleurs transfrontaliers, l’Alsace qui, elle aussi, développe les projets visant à favoriser les relations avec le voisin allemand, notamment dans le domaine de l’apprentissage des langues et des transports. Éducation, tourisme, emploi, apprentissage des langues, mobilité…

Si dans tous ces domaines des initiatives ont été prises à l’échelon transfrontalier, l’ambition est d’initier d’autres projets encore. La Région Grand Est Europe et la Grande Région ont tout à gagner à collaborer, à expérimenter et à s’engager. Pour leur propre compte et celui des citoyens, bien entendu, mais également au bénéfice de l’Europe. « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait », disait Robert Schuman.