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Le 8 octobre, le ministre de la Justice Félix Braz a présenté l’avant-projet de loi sur la nationalité luxembourgeoise. 

L’ambition est d’assouplir les conditions actuelles d’accès à la nationalité afin de faciliter l’intégration des étrangers qui « ont un lien réel avec le pays » et, donc, la cohésion sociale. Sans entrer dans les détails, plusieurs changements importants sont évoqués. Primo, la notion de « Luxembourgeois d’origine » sera exclu du nouveau texte afin de ne pas instauré une nationalité à deux vitesses et de « hiérarchiser » cette nationalité. Secundo, les candidats à la nationalité continueront à devoir satisfaire à un test de langue (luxembourgeoise) qui repose sur de la compréhension et de l’expression mais ce test, oral, sera assoupli. Tertio, les étrangers souhaitant acquérir la nationalité luxembourgeoise devront généralement justifier de cinq années de résidence sur le territoire, contre sept actuellement (on était passé de 5 à 7 en 2008). Une réforme du droit du sol est également dans les tuyaux. Sous certaines conditions, les enfants nés de parents étrangers au Luxembourg, pourront obtenir automatiquement la nationalité luxembourgeoise à l’âge de 18 ans, voire à partir de 12 ans, s’ils en font la demande. Le droit du sol de 1ère génération se substituerait ainsi au droit du sol de 2ème génération comme c’est le cas actuellement : la nationalité luxembourgeoise est automatiquement attribuée aux enfants nés au Luxembourg, de parents étrangers dès lors que l’un de leurs parents y est, lui aussi, né. Tout cela et bien d’autres points encore, vont faire l’objet de discussion entre le gouvernement et les partis politiques de l’opposition parlementaire. « Le gouvernement souhaite trouver le consensus sur la question de la nationalité luxembourgeoise. Après ces négociations, un avant-projet de loi définitif sera soumis au Conseil de gouvernement pour être introduit dans la suite dans la procédure législative », précise le gouvernement dans un communiqué.