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Il y a eu les surprises Trump et Fillon, deux scrutins qui ont vu la défaite inattendue de Clinton et Juppé mais il est peu probable qu’il y ait une surprise Merkel.

Sauf accident majeur, l’actuelle chancelière allemande devrait être réélue à l’occasion des élections fédérales de septembre 2017. Elle battrait ainsi un record de longévité : aucun chancelier n’a gouverné plus de seize ans depuis la création de l’Allemagne fédérale. Cette étonnante longévité tient à deux raisons. La première est due à l’organisation même du système électoral. L’Allemagne ne connait ni les primaires ni l’élection du chancelier au suffrage universel direct. C’est une coalition de partis qui, à l’issue des élections législatives, élit le premier des Allemands.

Malgré la forte poussée populiste d’un parti d’extrême droite mais celui-ci ne peut guère peser pour organiser une coalition. Surtout, la Chancelière bénéficie d’une popularité exceptionnelle Outre Rhin. Sa simplicité, l’absence d’artifices de communication de son action et surtout son courage politique l’expliquent largement. Une partie de l’opinion allemande n’est pas toujours d’accord avec la politique migratoire menée par Merkel mais la majorité des citoyens louent sa capacité à prendre des décisions avec conviction. Il y a quelques jours, Merkel a déclaré sa candidature. La campagne sera difficile et le chemin est encore long pour la mener au succès. Mais il est peu probable qu’elle trébuche.