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Le 20 mars, le ministre luxembourgeois du Développement durable et des Infrastructures, François Bausch, et le secrétaire d’État français chargé du Budget et des Comptes publics, Christian Eckert, ont convenu d’une collaboration franco-luxembourgeoise dans le domaine de la mobilité transfrontalière.

« Soucieux d’augmenter l’attractivité des transports en commun pour les frontaliers provenant de la France, le gouvernement luxembourgeois est disposé à collaborer avec les autorités françaises sur 5 projets », souligne le gouvernement grand-ducal dans un communiqué :

– Étude du prolongement du contournement d’Audun-le-Tiche jusqu’à la RN52,

– Mode de transport à haut niveau de service entre Belval et Micheville, en prolongation de et dans le cadre de la mise en place d’une offre équivalente entre Belval et Luxembourg-Ville,

– Liaisons de mobilité douce entre l’Ecocité et Belval (distants de seulement 3 à 5 km),

– Amélioration de la capacité de la ligne ferroviaire transfrontalière entre Thionville et la frontière luxembourgeoise, aussi bien en situation d’exploitation normale qu’en situation d’exploitation dégradée, par l’aménagement d’une banalisation complète et d’une double liaison de voie à la hauteur de Hettange-Grande,

– La mise en place de nouvelles lignes de bus transfrontalières et de P&R supplémentaires co-financés par le Luxembourg et la France en fonction de la demande (Thionville, Longwy et Hettange-Grande ont notamment été évoquées par Christian Eckert).

Quand, avec quels moyens et quelles répartitions financières ? Pour l’heure, cela n’a pas été précisé. Mais les deux derniers projets évoqués ci-dessus sont jugés « réalisables assez rapidement ». En ce qui concerne l’A31 bis dont les travaux devraient commencer au plus tard en 2021 pour une mise en service à l’horizon 2027-2030, elle ne figure pas parmi les projets « communs ». Le dossier « dépasse le cadre de cette rencontre », a souligné Christian Eckert. Il est vrai, aussi, qu’interrogé à plusieurs reprises sur une éventuelle participation financière à ce projet évalué à plus de 1 milliard d’euros, le gouvernement luxembourgeois a toujours indiqué qu’il ne participerait pas au financement. Le doublement d’une partie de l’A3, au Grand-duché, est en revanche, acté.