Un mot sur l’auteure, pour commencer. Danièle Georget est journaliste à Paris Match. Elle a écrit de nombreux romans mais a également aidé différentes « personnalités » à rédiger les leurs. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’elle évoque la famille Kennedy dans l’un de ses ouvrages.

Dans Moi, Joe Kennedy, roman vrai et intime d’une famille légendaire, elle fait se raconter Joe Kennedy (1888-1969) qui, dans la conquête du pouvoir, s’est réservé « la part du diable ». L’histoire d’un vieillard tout-puissant frappé par un AVC, cloué dans un fauteuil, l’année même où il a atteint le but de sa vie – l’élection de son fils à la Maison-Blanche. Une punition divine de plus qui alimente la « malédiction » de celui qui a dû faire face à la mort violente de quatre de ses enfants, et même à la condamnation d’un cinquième, Rosemary, victime d’une terrible erreur médicale. 

« Je ne suis ni juge, ni curé. Et si péché il y eut, rarement homme expia dans autant de douleur » mais « Joe, l’inventeur des Kennedy, nous lègue à tous, paysan irlandais, magnat de Hollywood ou simple amateur de romanesque, ce qui n’appartient à personne : une sacrée histoire », écrit l’auteure dans son avant-propos. L’histoire d’un homme, d’une famille mais également d’une « Amérique ».