(© Vern Evans)
De la belle visite le 17 juin à la Philharmonie Luxembourg, qui accueillera le phénomène Gustavo Dudamel, figure de la nouvelle génération des chefs d’orchestre.

« Un talent comme il en apparaît tous les 100 ans. » Le compliment est sorti de la bouche de la directrice du Los Angeles Philharmonic, Deborah Borda. C’est dire si la Philharmonie Luxembourg recevra de la belle visite le 17 juin, dans le cadre d’une soirée où l’on pourra entendre la Symphonie nº 1 de Gustav Mahler, sous-titrée Titan, mais aussi une œuvre du compositeur américain Steven Mackey, Mnemosyne’s Pool.

Dire que le Vénézuélien est un chef d’orchestre très courtisé est un euphémisme. Outre ses nombreuses collaborations à travers la planète à la tête de prestigieux ensembles, il dirige depuis 1999 l’Orchestre Symphonique Simon Bolivar, ainsi que son pendant nord-américain à Los Angeles, pour lequel son contrat a été prolongé jusqu’en 2019.

Fils d’un tromboniste et d’une professeure de chant, Gustavo Dudamel a d’abord commencé à apprendre le violon avant de se retrouver de l’autre côté du miroir. L’ancien assistant de Sir Simon Rattle a vu sa carrière s’envoler après avoir décroché le Prix de Direction Gustav Mahler en 2004. Décrit comme bouillonnant et charismatique, le natif de Barquisimeto a acquis un statut de rock star, et sa chevelure accentue d’ailleurs cette réputation. L’homme a aussi ses détracteurs, qui lui reprochent sa gestuelle trop démonstrative.

Chantre de l’esprit d’équipe, lui qui a déclaré qu’il lui était impossible de considérer la musique comme une activité individuelle (« j’ai besoin des musiciens, sans eux rien n’est possible »), Gustavo Dudamel est aussi un meneur au grand cœur. Assez pour avoir lancé en 2012 la Dudamel Fundation avec sa femme Eloisa, qui a pour mission l’éducation musicale et la justice sociale. Rien de surprenant quand on sait qu’il a bénéficié lui-même des bienfaits de la culture à travers le programme social d’éducation musicale El Sistema, mis en place dans son pays natal en 1975. 

Samedi 17 juin, à 20h, dans le Grand Auditorium
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