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Un mois après les élections en Sarre, le Parlement régional a tenu sa séance constituante au Landtag de Sarrebruck. La composition du futur gouvernement n’est quant à elle pas encore connue puisque les négociations entre la CDU et le SPD doivent se terminer mi-mai.

L’élection de la Ministre-Présidente Annegret Kramp-Karrenbauer est prévue pour le 17 mai. Cependant, selon la Constitution sarroise, la première séance du Parlement doit avoir lieu dans les 30 jours suivants le scrutin. Comme le veut la tradition, c’était au parlementaire le plus âgé de tenir le discours d’ouverture et il se trouve que, ironie du sort, celui-ci fait partie du parti ayant obtenu le moins de sièges. Il s’agit de Josef Dörr qui préside la section sarroise du parti populiste Alternative für Deutschland (AfD).

Malgré un discours sans polémique de la part de Dörr, son parti reste très contesté. L’assemblée a ensuite élu son nouveau président. Pas de changement de ce côté-là puisqu’il s’agit du représentant du parti conservateur majoritaire (CDU) Klaus Meiser qui occupait déjà cette fonction lors de la période précédente. En revanche, le Landtag de Sarre a perdu deux partis, les Verts et les Pirates n’ayant pas passé la barre des 5 % nécessaires pour siéger. L’AfD de Josef Dörr fait son entrée avec trois mandats. Avec le parti de gauche radicale Die Linke, l’AfD forme donc l’opposition aux deux grands partis conservateurs (CDU) et socio-démocrate (SPD) qui devraient selon toute vraisemblance former une grande coalition comme c’est également le cas sur le plan national.

En Sarre, ils bénéficient à eux deux d’une majorité écrasante puisqu’ils occupent 41 des 51 sièges. Cela rend le travail de l’opposition, composée de seulement deux partis diamétralement opposés sur l’échiquier politique, ardu voire impossible. Au cours de la période précédente, 154 lois ont été adoptées par les membres du Parlement régional sarrois.