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Sabine Calba, Secrétaire Général de la BPALC est également la Présidente de l’association Les Essenti’Elles de BPALC dont les travaux sont à l’origine de la signature, par la banque, de la Charte Cancer@Work.
(à lire également sur le site : se savoir entouré (e) et Mieux agir )

Présentez-nous Les Essenti’Elles de BPALC.

L’association a été créée en 2012 à l’initiative de 8 femmes managers de la BPALC avec pour ambition de mettre en lumière les bénéfices de la mixité au sein de l’entreprise et d’accompagner les femmes dans leur développement de carrière. La banque est un bon terreau en la matière puisque ses dirigeants, y compris son Directeur Général, Dominique Wein, sont très sensibles à cette mixité et à sa valeur ajoutée.

Quelles sont ses principales missions ?

Nos actions s’articulent autour de trois grandes priorités. La première, on vient de l’évoquer, est de mettre en lumière la mixité comme source de valeur ajoutée et de performance. Cette conviction se décline déjà au travers de la politique RH de la banque mais il était important, à nos yeux, que des femmes managers soient force de propositions dans ce domaine. Deuxième priorité, l’association « Les Essenti’Elles » se positionne comme un espace d’échanges et de dialogues. À ce titre, nous organisons régulièrement des plénières visant à initier des débats, à ouvrir les esprits. 

Pour ce faire, nous nous ouvrons à d’autres univers en accueillant des personnalités de l’université, de l’armée ou bien encore des dirigeants d’entreprise. Troisième axe, nous menons des réflexions sur des grands sujets d’actualité ou d’avenir liés au monde de l’entreprise, avec toujours pour ambition, de générer de la valeur ajoutée immédiate. C’est dans ce cadre que nous avons abordé la question de la maladie qui créée des ruptures y compris sur le plan professionnel. Pour enrichir notre propos, nous avons travaillé en collaboration avec Anne-Sophie Tuszynski et Cancer@Work. Une collaboration qui s’est concrétisée depuis par la signature par la BPALC de la charte Cancer@Work.

Selon vous, sur quoi est-il important de mettre l’accent dans le cadre de Cancer@Work ?

J’ai personnellement été confrontée à une situation difficile lorsqu’une jeune collaboratrice m’a annoncé son cancer du sein. Je me suis sentie démunie face à cette annonce. Il est donc important de mettre l’accent sur l’échange d’informations et de bonnes pratiques pour savoir comment se comporter, comment réagir, comment accompagner son équipe. C’est bien l’ensemble des collaborateurs qui est concerné par les changements et les aménagements qu’il convient de mettre en place pour offrir à la personne qui doit se soigner, les meilleures conditions de travail possibles. C’est une épreuve douloureuse mais en privilégiant l’humain, la relation entre une entreprise et son salarié gagne en qualité et en solidité.

La BPALC compte-t-elle endosser un rôle d’ambassadeur de Cancer@Work ?

Pas de manière formelle mais, bien sûr, j’en parle autour de moi, notamment avec les chefs d’entreprise que je rencontre. En décembre prochain, la BPALC participe à une rencontre portant sur la santé au travail et, bien entendu, j’évoquerai Cancer@Work et notre implication dans ce domaine. Il est important que le monde de l’entreprise se mobilise et imagine de nouvelles solutions et approches, notamment en direction des PME car la longue maladie d’un collaborateur est bien plus compliquée à gérer dans une entreprise de 10 personnes que dans une grande banque comme la BPALC.

Propos recueillis par Fabrice Barbian