(©L’Estrade)
En Moselle, la nouvelle donne en matière de cumul des mandats impose à Patrick Weiten (UDI) et Michel Liebgott de faire des choix parmi leurs mandats, au printemps prochain. À moins qu’ils ne disposent d’un peu plus de temps…

En juin prochain, dans la foulée de l’élection présidentielle, l’Assemblée nationale sera renouvelée. Patrick Weiten (UDI) et Michel Liebgott (PS), pour cause de cumul de mandats, doivent donc faire un choix. Le premier, président du conseil départemental de la Moselle et député, devra opter pour l’un ou l’autre. Patrick Weiten avait déjà abandonné son mandat de vice-président du Conseil régional, en avril dernier, pour cause de cumul. Le second, Michel Liebgott devra se décider entre son mandat de député ou ses mandats locaux, à savoir président du Val de Fensch et maire de Fameck. Bien entendu, les deux hommes ont encore du temps. Il n’empêche qu’en coulisse, les discussions, négociations et autres tractations ont débuté au sein des partis, chauffés à blanc alors que la campagne présidentielle monte en température.

Cela dit, le calendrier pourrait encore évoluer. En plein mois d’août, une proposition de loi a été déposée par des députés Les Républicains mais également par des sénateurs de gauche, afin de repousser à 2020 (2021 pour les présidents de conseils généraux et régionaux), l’entrée en vigueur de la nouvelle donne sur le cumul des mandats. L’ambition n’est pas de s’accrocher coûte que coûte à leurs mandats mais simplement d’éviter que les démissions et les changements occasionnés par la nouvelle règle ne perturbent le fonctionnement des institutions locales, à l’heure où se construisent les nouvelles régions, ce qui implique de la stabilité et de la sérénité. C’est en tout cas ce qu’avancent les 11 dépositaires pour justifier la démarche. La proposition devrait être examinée dès la rentrée parlementaire, courant septembre.