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BOULAY BOUQ’IN À BOULAY (57) LES 24 ET 25 JUIN 2017

Dans son dernier ouvrage, Comment se dire adieu ?, Claude Askolovitch tire à boulets rouges sur le PS, et en particulier François Hollande, accusé d’avoir été son liquidateur. Il sera le parrain du prochain salon Boulay Bouq’In.

Le titre fait inévitablement penser à la chanson signée Françoise Hardy, et le contenu a le même parfum de la séparation. Car il est question de deuil dans le dernier livre de Claude Askolovitch, paru le 7 janvier dernier aux Editions JC Lattès. Passé notamment par le Nouvel Observateur, Le Point et Europe 1, celui qui publie depuis 2015 des chroniques sur le site slate.fr n’y va pas de main morte avec Comment se dire adieu ? Quelque 300 pages où le journaliste et écrivain (une quinzaine d’ouvrages à son actif) règle ses comptes avec le parti socialiste, en remontant à 1914.

Dans cet essai politique assaisonné comme un réquisitoire, où affleurent l’amertume et la tristesse, cette plume ancrée à gauche n’est pas tendre, en particulier avec le dernier président de la République, à qui il reproche son quinquennat de droite. Dire que François Hollande en prend pour son grade est un euphémisme. Entre autres amabilités : « C’est avec lui que le socialisme a cessé d’exister », « un mandat destructeur », « il a été l’ultime liquidateur ».

Cette critique sans appel de sa famille politique n’a pas tardé à faire polémique, d’autant que certains passages sont particulièrement durs à l’endroit de l’ancien chef de file PS, accusé d’avoir « surfé sur les attentats pour combler le vide de son quinquennat », et « rameuté des cadavres » quand la politique lui filait entre les doigts. Des attaques que certains de ses confrères ont mis sur le compte de l’aigreur et du cynisme.

Dans un article titré Le croque-mort de la gauche (ambiance…), le directeur de la rédaction de Libé Laurent Joffrin lui reprochait d’avoir cédé aux sirènes du Hollande bashing, l’accusant à son tour d’avoir abandonné le navire socialiste, tandis que Pierre Weill rappelait sur les ondes de France Inter que la colère était « mauvaise conseillère ».