(© DR)
Le grand groupe de rock sudiste ZZ Top, dont le blues vitaminé au rock voire aux sonorités électroniques, traversant les décennies depuis le début des années 70, traîneront leurs légendaires barbes et leurs riffs vibrants à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette le 14 juillet.

Etre adoubés par Jimi Hendrix lui-même, ça place une carrière de musicien sous la bonne étoile… Billy Gibbons, qui tournait en compagnie du maître avec son groupe The Moving Sidewalks, fonde ZZ Top en 1969 après s’être fait offrir une guitare Fender Stratocaster par ce dernier, qui le qualifiait à l’époque de « meilleur jeune guitariste du moment ». Le batteur Frank Lee Beard et le bassiste Dusty Hill le rejoignent, et le groupe, fait suffisamment rare pour être signalé, ne changera jamais de line-up durant toute sa carrière. Repérés au Country Blues Festival de Memphis au début des années 70, ils sortent ZZ Top’s first album en 1971, et deux ans plus tard, Tres Hombres et le tube La Grange propulsent le groupe sur le devant de la scène en devenant disque d’or. Dès lors, les huit albums qui suivront, jusqu’en 1996, décrocheront tous l’or ou le platine discographique.

En 1978, Gibbons et Hill s’affublent d’une barbe interminable qui deviendra l’emblème du groupe. Leur nouveau look, lunettes de soleil et chapeaux à bords ronds évoquant les chercheurs d’or de la Conquête de l’Ouest ne sont que l’un des clins d’œil à la culture blues dont ils sont issus, et dont ils déclineront la musique au fil des années, traversant les époques en ajoutant rock, psychédélisme ou effets électroniques à leur musique, avec plus ou moins de succès auprès des fans de la première heure. Eliminator et Afterburner, en 1983 et 1985, sont en tout cas d’énormes succès ; on pense à la mythique trilogie de titres issus d’Eliminator, Gimme all your Lovin, Sharped dress man et Legs, qui posent le ZZ Top des années 80 en pur produit de son époque.

Leur activité continue sur scène continue à fédérer le public à travers le monde entier, malgré une quasi-absence des bacs depuis le début des années 2000. A noter tout de même Texicali, mini-album de quatre titres sorti en 2012 et produit par Rick Rubin, producteur de quasiment tout ce qui explose les charts en matière de heavy metal et de hip-hop ces trente dernières années. Ils y ressuscitent leur « boogie rock », un genre qui les a fait entrer dans l’histoire de la musique américaine bien au-delà des clichés, hot rods, jolies nanas et gros son qui leur collent à la peau depuis la fin de leur période blues pur et dur. ZZ Top, c’est avant tout une machine de guerre scénique, l’assurance d’une catharsis puissante autour de tubes planétaires, au rythme du fameux jeu de scène en miroir des deux guitaristes texans.

Le 14 juillet à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette
www.rockhal.lu