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La Ville de Metz met en vente une partie de son patrimoine « secondaires ». L’ambition de la municipalité PS est de se délester de biens qui coûtent cher à la commune. Pour une partie de l’opposition, l’objectif est surtout de réduire une dette qui enfle. 

Comme bon nombre de Commues, la Ville de Metz met en vente une partie de son patrimoine. Plusieurs centaines de biens que la municipalité qualifie de « secondaires » et qui coûtent plus chers qu’ils ne rapportent car souvent vétustes. Garages, logements, immeubles. Il y a en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Le prix est souvent attractif mais mieux vaut prévoir un budget rénovation. Pas touche aux bijoux de famille, donc, affirme l’équipe municipale. Une affirmation que réfute le conseiller d’opposition DVD Emmanuel Lebeau, pointant du doigt la vente d’un immeuble prestigieux (vu de l’extérieur en tout cas) situé en face de la cathédrale Saint Etienne, pour 450 000 euros. « Ce n’est donc pas des biens immobiliers secondaires qui sont vendus mais également des biens d’exception », affirme Emmanuel Lebeau sur les réseaux sociaux pour qui la « bonne gestion » revendiquée n’est pas l’unique ambition de la municipalité. « Les ventes de biens immobiliers devraient représenter plus de 10 millions d’euros durant ce mandat. Ces cessions de notre patrimoine immobilier vont diminuer inéluctablement la richesse de la ville et dans le même temps la dette de la ville devrait être multipliée par 10 en 7 ans pour passer d’environ 10 millions d’euros début 2013 à près de 100 millions d’euros fin 2019 ». Une dérive de la dette que l’opposition ne cesse de pointer du doigt, depuis des mois, à chaque conseil municipal. Dans le même temps, Dominique Gros, le maire de Metz, répète à l’envi le contraire. Preuves à l’appui. Dans le dernier magazine municipal, tout un dossier démontre combien la ville, est, au contraire, particulièrement bien gérée. Le magazine est consultable en ligne pour qui s’intéresse au sujet. Pour qui souhaite, donc, prendre connaissance de la vérité vraie. Ou de l’ampleur du mensonge, c’est selon.