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Il y a dix ans, la crise financière déferlait sur le monde avec une rare violence. Dix ans plus tard, la Commission européenne affiche sa confiance.

Août 2007. BNP Paribas est la première grande banque à reconnaître l’incidence de son exposition aux marchés des crédits hypothécaires à risque dits « subprimes » aux États-Unis, ce qui l’a contrainte à geler les fonds exposés. La crise financière qui s’est ensuite transformée en une crise bancaire et en une crise de la dette souveraine, était lancée. L’Union européenne entrait alors dans la pire récession de son histoire.

Août 2017. Tout cela est derrière nous, pour l’instant en tout cas. C’est la Commission européenne qui ne manque pas, dans un communiqué, de lister les (judicieuses) mesures prises pour contenir cette crise et lutter, entre autres, contre une explosion du chômage, qui l’affirme : « la reprise est là ». Et la Commission de rappeler : « Le nombre d’États membres appartenant à la zone euro a augmenté, passant de 12 à 19, et l’euro est désormais la deuxième monnaie sur le plan mondial. Sur les huit États membres ayant bénéficié d’une assistance financière, seule la Grèce est toujours soumise à un programme d’assistance et devrait en sortir à la mi-2018. Seuls trois États membres sont à présent soumis au volet correctif du pacte de stabilité et de croissance, dénommé ‘procédure concernant les déficits excessifs’, alors qu’ils étaient 24 au plus fort de la crise ». 

« Dix ans après le début de la crise mondiale, la relance de l’économie européenne s’est renforcée et élargie. Nous devons tirer parti de cette dynamique positive pour achever la réforme de notre Union économique et monétaire », commente Pierre Moscovici, commissaire chargé des affaires économiques et financières, de la fiscalité et des douanes « les héritages du passé ne se corrigent pas tous automatiquement. Nous avons observé que les divergences sociales et économiques au sein des États membres et entre ceux-ci avaient augmenté. Il est fondamental que nos travaux en cours contribuent à la convergence effective et soutenue de nos économies ».