(© Franck Juery)
Jean-François Zygel amorcera le 28 septembre la série de 3 concerts commentés prévue à la Philharmonie Luxembourg avec le Roméo et Juliette de Prokofiev.

« Pour moi, un concert, c’est entrer sur scène et ne pas savoir ce qu’on va faire, faire partager au public la joie et la jubilation d’inventer la musique devant lui. » Ainsi parlait Jean-François Zygel au micro de Radio-Canada en avril dernier, alors qu’il s’apprêtait à donner une soirée d’improvisation au Musée des beaux-arts de Montréal. Dire que l’improvisation fait partie de sa vie est un euphémisme. La routine ? Pas son truc. Mais le partage oui !

Le pianiste, qui enseigne son art au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (ville qui l’a vu naître), nourrit aussi une passion pour la création de musique à destination de films muets, comme ce fut le cas par exemple le 16 juillet dernier à Toulouse, où ce virtuose non dénué d’humour a mis son sens du rythme au service de trois films burlesques des années 20.

Le 28 septembre prochain, il retrouvera la Philharmonie Luxembourg pour une série de trois Dating où la musique se mêlera aux commentaires autour d’œuvres de Prokofiev, Beethoven et Messiaen. Une façon pour lui de démocratiser un genre souvent perçu comme élitiste et hermétique. Cette propension à vulgariser la musique classique ne date pas d’hier chez ce pédagogue chevronné qui ne ménage pas ses efforts pour faire tomber les barrières, aussi bien à la télévision qu’à la radio, notamment sur les ondes de France Inter où il tient la barre de l’émission La preuve par Z.

Nul doute que les trois rendez-vous luxembourgeois, qui se prolongeront par des improvisations au piano, lui donneront à nouveau l’occasion de faire comprendre et ressentir les pièces de grands compositeurs du passé, aux côtés de l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, mais aussi, pour la première fois, de l’Ensemble intercontemporain, lors de la soirée dédiée à Olivier Messiaen qui aura lieu le 21 mars 2018.

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