Réformée en avril dernier, la nationalité luxembourgeoise a la cote. En 2016, les Français ont été les plus nombreux à l’obtenir. (Photo : © DR)

La loi pour devenir Luxembourgeois a évolué depuis le mois d’avril. On peut devenir Luxembourgeois compte tenu du droit du sol de la première génération, de la deuxième génération ou via la naturalisation. Dans ce dernier cas il est nécessaire d’avoir séjourné régulièrement au Luxembourg, pendant au moins 5 années et la dernière année de résidence précédant immédiatement la déclaration de naturalisation doit être ininterrompue. Il faut aussi pouvoir attester d’une connaissance de la langue luxembourgeoise, documentée par le certificat de réussite de l’examen d’évaluation de la langue luxembourgeoise, et avoir participé au cours « vivre ensemble au Grand-Duché de Luxembourg » ou réussi l’examen le sanctionnant.

En 2016, 7 142 naturalisations soit, deux fois plus qu’en 2011 (3 405 naturalisations) ont été accordées. On constate d’ailleurs que plus de la moitié des demandes de la nationalité luxembourgeoise sont faites par des non-résidents (des étrangers qui ont un aïeul luxembourgeois). Toujours en 2016, 2 262 Français ont été ainsi naturalisés (et ont donc souvent la double nationalité), devant les Belges (1 836 personnes) et les Portugais avec près de 1 100 naturalisations (mais ces derniers sont pratiquement tous résidents). Depuis le début de cette année, les Britanniques semblent particulièrement demandeurs.

Il y a eu 240 demandes déposées au premier semestre contre 56 pour toute l’année 2015. Sur le site guichet.lu qui fournit toutes les informations pratiques un onglet « English version » est désormais disponible. Il faut en moyenne 8 mois pour voir son dossier aboutir, dès lors, bien entendu, que la langue luxembourgeoise est suffisamment maîtrisée et que tous les critères sont respectés, notamment des conditions d’honorabilité.