Juliette Armanet est la digne héritière des chanteurs et paroliers français des années 70 et 80 : comme la fille cachée de Véronique Sanson et Michel Berger, elle assume un classicisme pop que l’on retrouve aussi bien dans les sonorités rétro que dans les textes de ses chansons ou dans ses clips. Remportant le tremplin Inrocks Lab en 2014, elle sort son premier album Petite amie en 2017.

Le magazine parisien qualifie sa musique de « variété chic » : entre disco et piano solo, elle nourrit de délicatesse de petits hymnes modestes, à la beauté simple, évoquant souvent le sentiment amoureux ou le désir de liberté (L’Amour en solitaire, À la folie). Assumant le côté traditionnel de sa musique, usant de tous les gimmicks d’une période qui l’inspire, Juliette Armanet y introduit aussi des sonorités plus modernes (Cavalier seule). Elle parvient paradoxalement, par ces citations directes à une esthétique plus discrètement adoptée par la scène française actuelle, à se distinguer et à séduire.

Le 13 décembre à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette