Avec le magistral Un Père vertueux et sa terrible beauté, Ludovic Debeurme avait il est vrai placé la barre très haut. Plus accessible, Epiphania, premier volet d’une trilogie qui lorgne plus que fortement du côté du mythique Black Hole de Charles Burns, on assiste à l’arrivée sur terre, après une catastrophe naturelle, d’enfants « mixbodies » mi-hommes mi-animaux. Nous suivons dans ce premier tome un père et son fils adoptif « mixbody », qui font face à l’intolérance grandissante d’une société qui semble avoir atteint le point de non-retour. On attend avec intérêt et curiosité la suite de cette fable écolo et sociale bizarroïde.