Après la Mongolie, Ian Manook emmène le lecteur dans cette région du Brésil, jusqu’au fin fond du Mato Grosso, dans l’ombre de l’écrivain baroudeur Jacques Haret. Aux éditions Albin Michel.

Un mot sur Ian Manook pour commencer.

Journaliste, patron d’une agence de communication, Ian Manook est l’auteur de la trilogie de thrillers mongols, traduite dans près de 10 langues : Yeruldelgger, Les temps sauvages et La mort nomade. Il change totalement d’univers avec Mato Grosso. Après la Mongolie, cap sur cette région du Brésil, avec l’écrivain baroudeur Jacques Haret (pour jacaré qui est un caïman).

L’auteur français qui vient de publier son Roman brésilien, revient dans cette région du Brésil qu’il a fui trente ans plus tôt. Un retour motivé par l’invitation d’un mystérieux éditeur, en fait une vieille connaissance d’Haret qui lui réserve une « surprise ». La beauté vénéneuse de la jungle dans laquelle on s’enfonce jusqu’à s’y noyer. La violence du ciel et la moiteur des nuits. L’amour qui rend fou et la mort… incontournable. Est-ce pour faire la paix avec lui-même que Haret est revenu après un exil de trente ans ? Est-ce parce qu’il a le sentiment que c’est la dernière fois ? 

Englué dans un Brésil luxuriant jusqu’à l’étouffement, peuplé d’aventuriers, de trafiquants, de flics corrompus et de bestioles en tout genre, ce roman prend à la gorge pour ne plus desserrer l’étreinte. Cet univers (le Brésil est un personnage à part entière), Ian Manook le connait bien. Dans une interview au blog Émotions – Blog littéraire et musical, il confie y a avoir passé un peu plus d’un an en 1976. Ce livre « je l’ai voulu en tout cas comme un roman d’écrivain voyageur, c’est-à-dire une intrigue qui s’enrichit du vécu de l’auteur. Je sais que ce texte va désarçonner beaucoup des lecteurs de Yeruldelgger. Ils ne doivent pas s’attendre à un thriller comme mes trois livres précédents. En fait c’est un livre pour qu’ils me connaissent mieux », précise-t-il.