(Forage à Lachambre : le bassin minier mosellan n’a peut-être pas dit son dernier mot. © DR) 

En décembre dernier, un forage inédit impliquant 16 entreprises débutait à Lachambre près de Saint-Avold, avec des percées à plus de 1 000 mètres de profondeur. Chapeautée par La Française de l’Energie, une entreprise spécialisée dans l’exploration et l’évaluation des ressources gazières en France, cette opération visait à tester des veines de charbon inexploitées dans le bassin minier mosellan, dans le cadre d’un projet de production de gaz de houille visant à réduire la dépendance du pays face aux gros producteurs que sont la Russie et la Norvège.

Un projet qui se distingue par son procédé d’extraction. Ici, pas de fracturation hydraulique comme pour le gaz de schiste. « Le gaz est extrait par simple différentiel de pression et sans injection de produits chimiques, à travers le réseau de fissures naturelles du charbon », précisait en mars dernier, au Journal des entreprises, Julien Moulin, le PDG de cette PME entrée en bourse en 2016. D’ici 2025, l’objectif est de produire 5% de la consommation annuelle nationale à partir du fameux grisou, tant redouté des mineurs par le passé. Un pari loin d’être farfelu si l’on se fie aux estimations de cette start-up basée à Forbach, selon lesquelles le sous-sol de ce coin de Moselle Est représenterait l’équivalent de 6 ans de consommation de gaz dans l’Hexagone.