(© Luc Bertau)
De son regard, elle traverse les âmes, et ses éclats de rire brisent toute morosité en une multitude d’étoiles. En d’autres temps, Anne Di Scala aurait été appelée une diseuse de bonne aventure, mais elle va bien au-delà de ce lieu commun, car elle met ses visions intuitives au service de ses clients dans un halo de lumière et d’amour.

Anne semble avoir mille ans, tant elle a traversé toutes sortes d’épreuves, même celles que l’on ne peut imaginer. Sorcellerie, magie noire… De son enfance en Afrique elle n’en rapporte que la vision d’enfants morts, sacrifiés à l’autel de la barbarie humaine. Elle explique : « à 4 ans, je me suis sentie protégée par une bulle qui m’a rendue transparente aux yeux de l’inhumanité. Dès lors, j’ai compris qu’il s’agissait d’un cadeau du ciel. Les années passant, mes dons se sont accrus. J’ai commencé à ressentir des perceptions extrasensorielles, puis à être capable de divination ». Certains appellent cela le 6e sens.

Alors qu’elle a 13 ans, ses parents et elle reviennent vivre en France dans la région bordelaise. Pourtant, c’est en Lorraine, dans la commune de Guessling-Hémering, qu’elle s’installe après avoir suivi son aimé. Elle ne conçoit l’exercice de son art divinatoire qu’avec l’intelligence du cœur.Maman de quatre enfants, Anne considère qu’ils sont la source essentielle de son équilibre. Bien qu’elle ait été élevée sans aucune référence à des valeurs morales, elle reste saine d’esprit et dépourvue de toute haine, même si ses plaies morales et physiques lui rappellent encore ses malheurs passés. L’amour, c’est le maître mot d’Anne. Elle ne conçoit l’exercice de son art divinatoire qu’avec l’intelligence du cœur.

Dans sa maison, elle a aménagé une alcôve douillette où elle reçoit ses « consultants ». Dans des parfums d’encens, on y trouve des cartes divinatoires, de nombreux livres sur la médiumnité, la spiritualité, le magnétisme, mais aussi des représentations du Bouddha, du Christ, de Marie…

Cependant, « la religion a été créée par l’Homme, et, pour moi, même si tous ces symboles peuvent faire penser le contraire, je me défends d’être pratiquante d’une quelconque religion. Je crois à un créateur universel, un être de lumière qui nous guide vers le chemin de l’amour. Pour moi, la mort –ou « l’âme hors du corps », n’est pas une fin en soi, c’est juste un passage, une délivrance. Je suis intimement convaincue que grâce à mes dons de précognition, je donne à mes consultants, en les éclairant, des clés dont ils peuvent se servir, car, en aucun cas, je n’interviens sur leur destinée, de sorte qu’ils restent maîtres de leur avenir », aime-t-elle à préciser.

Elle désire créer un centre de bien-être, de méditation et de soins à Metz.Des cœurs brisés, des parents inquiets, des endettés, des stressés, des malades ou parfois de simples curieux, pour Anne, il n’y a pas de petites ou de grandes souffrances. À ses yeux, tout le monde est important et mérite la plus grande attention. Voilà vingt ans qu’Anne vit sa passion, deux décennies d’augustes augures. Mais elle ne veut pas en rester là !

Son projet se dessine depuis quelque temps déjà. Elle désire créer un centre de bien-être, de méditation et de soins à Metz. Anne conçoit ce lieu comme un havre de paix et d’harmonie où tout un chacun pourra se reposer des fatigues de l’existence, se ressourcer, parler pour se libérer de ses tensions, se détendre en dégustant un thé, reprendre des forces et de l’énergie. « La vie de chaque personne est jalonnée d’embûches. Paradoxalement, celles-ci nous permettent d’apprendre et d’évoluer. Mon objectif est d’amener les gens qui viendront me voir, ces accidentés de la vie, à laisser entrer à nouveau la lumière en eux. Je me nourris aussi des bienfaits que j’apporte à autrui. Rien de plus satisfaisant que les voir repartir rayonnants de chez moi, avec leurs yeux qui pétillent ! », confie-t-elle.

Plusieurs thérapeutes formés dans le domaine du bien-être physique ou psychique l’aideront à mener à bien son entreprise. Il ne lui reste plus qu’à trouver l’endroit le mieux adapté et le financement nécessaire.