Lorraine Airport semble toujours cloué au sol. L’aéroport lorrain créée en 1991 est toujours dans le rouge même si le déficit récurrent a légèrement reculé. (Photo : © DR)

Et l’avenir à court terme ne s’annonce guère reluisant puisqu’il va falloir composer avec de nouvelles suppressions de lignes, à lire le Républicain Lorrain du 19 novembre dernier. En 6 mois, il y en a eu 4. Hop ! ne dessert plus Nice (en tout cas durant l’hiver), les liaisons vers Bordeaux et Nantes assurées par Twin Jet ont été arrêtées et Chalair a stoppé ses vols vers Perpignan (c’était prévu).

Mais comment imaginer que de telles lignes puissent être rentables ? Hé bien, elles ne le sont pas. Vraiment pas puisqu’elles « faisaient l’objet d’une aide à l’économie signée par l’ancienne direction » rapporte le journaliste Philippe Marque du RL. Bref, ça rame. Pour tenter de limiter les frais à défaut de disposer de tous les moyens (l’heure est à la rigueur budgétaire) pour redresser la barre, Stéphane Lafay, son nouveau directeur depuis le début de l’année, s’attache à consolider l’existant, notamment les vols en direction de l’Afrique du Nord et doper le fret de soute, ce dont on parle depuis… Bref. Voilà pour la photo.

Et après ? Que la Région qui gère l’équipement s’attache à limiter les frais pour tenter de renouer avec l’équilibre budgétaire est une chose mais quid de l’ambition, de la stratégie, des projets de cet «équipement au service de tous les Lorrains» depuis plus de 25 ans, à défaut de pouvoir supprimer le TGV vers Paris ? Jean Rottner, le président du Grand Est ne l’a pas encore précisé.

En attendant de le savoir, les Lorrains qui voyagent ont pris l’habitude de se rendre au Findel et participent à son essor. Quelque 1,639 million de passagers (230 000 pour Lorraine Airport en 2016) ont transité par le Findel au premier semestre 2017, selon des chiffres fournis par lux-Airport. Cela représente une (nouvelle) progression de 18,2% sur un an. Faut-il dès lors que Lorraine Airport se rapproche de son homologue luxembourgeois pour imaginer des synergies ou des collaborations ? C’est l’une des pistes défendues par certains observateurs.