Une étude réalisée récemment par Procos, la fédération du commerce spécialisée dans l’équipement commercial des agglomérations, des régions ou des sites commerciaux français, indique que tous les indicateurs commerciaux mosellans sont au rouge. Le taux de locaux inoccupés explose et la densité commerciale croît plus vite que la consommation.
Un taux alarmant de locaux commerciaux inoccupés en Moselle (© DR)

Un taux alarmant de locaux commerciaux inoccupés en Moselle (© DR)

La vacance commerciale a augmenté de 50% dans les centres commerciaux français en deux ans : le taux de locaux inoccupés atteint 7,6% en 2014, contre 4,6% en 2012. 200 agglomérations ont été examinées à la loupe parmi lesquelles 18 présentent un taux de vacance particulièrement préoccupant. Parmi les communautés urbaines épinglées par le document : celles de Forbach et Metz. La première s’apprête à accueillir en 2016 le Grand Fare à Farébersviller, une grande surface et 48 cellules commerciales, tandis que la seconde vient d’inaugurer son nouveau centre Waves de 44 000 m2 et récidive avec le chantier du gigantesque Muse initié en octobre dernier. Forbach accuse un taux de vacance en centre-ville de 10,2% et en périphérie de 15%. Metz se contient à 6,3% en centre-ville et 9,6% en périphérie là où la moyenne nationale est de 5,5%. Depuis 2009, près de 110 000 m2 d’aménagements commerciaux ont été autorisés le long de l’A31, du sud de Metz à la frontière luxembourgeoise.

La Procos
tire la sonnette
d’alarme
et prédit de
sérieux ennuis.

Depuis deux décennies, le parc commercial du pays augmente à un rythme d’autant plus fort que la consommation est en berne : de 1992 a 2007, il s’est étendu de 60% alors que la consommation ne progressait que de 36%. Parallèlement, le rendement des magasins s’affaisse mollement de 1% par an tandis que les loyers progressent, indexation oblige, de 3% annuellement.

Cette densité accrue de zones et cellules commerciales, due principalement à l’empressement de nombres d’élus d’agglomérations et communes pour qui les retombées en matière de fiscalité et d’emploi sont toujours alléchantes, ne serait pas de bon augure, selon la Procos qui tire la sonnette d’alarme et prédit de sérieux ennuis.