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Match nul

La crise catalane est révélatrice des maux de la vie politique actuelle (© DR) Les États européens seront-ils désormais condamnés à gérer des bras de fer récurrents avec des portions de leurs territoires ? La question mérite d’être posée, à l’aune de l’actualité récente, avec la crise catalane. Qui n’est rien d’autre, pour la péninsule ibérique, qu’une forme de remake des velléités écossaises de quitter le giron britannique ou même, à une

RUDE ET INJUSTE POSOLOGIE

(© 123RF) La France est gravement malade de ses déficits publics. Nul ne l’ignore. Et pourtant, la classe politique fuit ce sujet essentiel. Parce qu’en campagne électorale la question n’est pas vendeuse. Il y a trop de coups à prendre. Dès lors, l’absence de courage politique, conduit à esquiver, éviter, fuir ou minimiser le sujet. Combler la dette de l’Etat ne fait rêver personne. Et puis, après tout, cela fait

UNE NOUVELLE NUIT DU 4 AOÛT ?

(© DR) « Ainsi font, font, font, les petites marionnettes ; ainsi font, font, font, trois petits tours et puis s’en vont ». François Bayrou, n’aura même pas pu se payer ce luxe-là, puisque qu’il se sera contenté d’un seul petit et éphémère tour de manège gouvernemental. Cela ne serait qu’anecdotique, si l’intéressé ne s’était posé en chantre d’un projet de loi sur la moralisation de la vie publique. Craignons qu’avec

AUX ÂMES BIEN NÉES…

(© DR) Le Président de la République parviendra-t-il à obtenir une majorité à l’Assemblée nationale ? La question taraude peut-être plus les états-majors des partis politiques qu’elle n’inquiète vraiment Emmanuel Macron lui-même. Lui, ne semble avoir que peu de doute sur la question. Non pas, par une forme d’angélisme béat, ou d’aplomb digne des bons élèves abonnés aux têtes de classe, ne doutant jamais qu’ils passeront avec succès la prochaine

THE RIGHT STUFF

(© DR) « L’argile fondamentale de notre œuvre est la jeunesse. Nous y déposons tous nos espoirs et nous la préparons à prendre le drapeau de nos mains. » Une réflexion d’Ernesto Guevara, le Che, que l’auteur récent de Révolution, Emmanuel Macron, ne renierait sûrement pas. Parce que c’est ce qui attend celui, dont il ne fait aucun doute qu’il sera le prochain président de la République française. En lui permettant

VERS LA DÉFAITE FINALE ?

(©DR) Trop optimiste Manuel Valls qui promettait la gueule de bois au peuple de gauche, au lendemain de la primaire, si jamais Benoît Hamon en sortait vainqueur. Il n’y aura pas de gueule de bois parce qu’il n’y a eu aucune griserie au cours d’une campagne sans goût ni saveur. L’intérêt qu’elle a suscité, c’est un doux euphémisme, a été bien moindre que la primaire de la droite. Même le

LE PETIT BONHOMME DE PAIN D’ÉPICES

(Illustration : © Philippe Lorin) Ça y est, la droite a son champion. Elle l’a désigné de bien belle manière, à l’issue d’une primaire réussie et sans appel. Avec à la clé un résultat à la saveur du pain d’épices, sucré et roboratif dans l’instant, mais ne laissant pas le palais intact. Les principaux leaders locaux de la Région Grand Est en savent quelque chose, eux qui se sont quasiment

BELLA CIAO DARIO FO !

(©DR) C’est à l’instant où l’académie suédoise décidait d’attribuer le prix Nobel de Littérature à Robert Zimmerman, pardon, Bob Dylan, qu’un bouffon tirait sa dernière révérence. Dans une forme d’indifférence générale, il faut bien l’admettre. Pour qui aime les symboles, il y a là de quoi gloser à l’infini. Funeste journée en tout cas que ce 13 octobre 2016. Un « jeudi noir » pour les amoureux de littérature. Tandis

I WANT MY MONNET BACK !

« I want my money back 1 » Cette célèbre harangue de Margaret Thatcher à l’adresse du sommet des chefs d’Etats et de gouvernements des neuf pays de la communauté européenne, est vieille de près de quarante ans 2. À travers son parler cash, la Dame de Fer entendait alors rappeler que la Grande-Bretagne avait, de toute éternité, eu le sentiment qu’elle payait plus qu’elle ne recevait du budget européen. Ce

MAL ENDÉMIQUE

(©123 RF) À chaque jour qui passe, son cortège de nouvelles images de violences urbaines. Comme si la tension ne pouvait que monter d’un cran chaque fois que l’État cherche à affirmer son autorité. La fronde affichée par une part grandissante de la population, sous prétexte de « loi travail », semble désormais prendre le pas sur les manifestations pacifiques.  Un retournement subit de situation. Parce qu’il y a quelques semaines encore,