Timbuktu d'Abderrahmane Sissako © DR

Timbuktu d’Abderrahmane Sissako © DR

Seul film à porter les couleurs de l’Afrique lors du dernier festival de Cannes, Timbuktu, d’Abderrahmane Sissako, est un vibrant plaidoyer contre l’obscurantisme religieux. « Ce film est né d’une révolte », avait confié le cinéaste mauritanien lors d’une conférence de presse sur la Croisette, en faisant allusion à ce fait réel tragique survenu en juillet 2012 dans la petite ville d’Aguelhok au Mali, alors contrôlée par des djihadistes. Un couple d’une trentaine d’années avait été lapidé à mort pour avoir eu des enfants hors mariage. Choqué par cet acte barbare et l’absence de médiatisation, le réalisateur avait décidé de faire Timbuktu. Cette fiction avait enthousiasmé les festivaliers lors de sa projection, en raison de sa maîtrise cinématographique, mais aussi de son propos cruellement d’actualité.